Afin de me faire plein de nouveaux amis, j'ai décidé de consacrer ce blog à la critique d'albums jeunesse.
Pour le reste, on se reportera toujours utilement à Du sarin dans le plastibulle.

jeudi 5 juillet 2012

Gloups

Myrha Verbizh Sacha et le poisson-chat. - L'école des loisirs, 2012.

J'aurai beau dire et répéter que le dessin n'a pas grande importance, que ce qui compte, au fond, ce n'est pas qu'il soit beau mais qu'il soit lisible... J'aurai beau professer que le principal, dans un album, ce n'est ni le texte en lui-même ni l'illustration mais le dispositif qui les relie, que le reste n'est qu'habillage et décorum, presque superflu... J'aurai beau ne pas ignorer qu'un dessin plus que sommaire peut parfois donner un très grand album... J'aurai beau me rappeler que, de toute façon, la plupart des lecteurs sont incapables de distinguer un bon dessin d'un mauvais tout comme je ne saurais faire la différence entre une piquette et un grand cru... J'aurai beau me persuader qu'un grand éditeur parisien doit avoir ses raisons de publier ce qu'il publie... On aura beau protester que tous les goûts sont dans la nature et me répondre que si on a de la merde dans les yeux, c'est parce que j'éclabousse... J'aurai beau, enfin, convenir n'être pas moi-même le plus faramineux des dessinateurs... N'empêche que, parfois, quand même, là, j'avoue, j'ai du mal.

7 commentaires:

  1. si il y a un truc qui m'a toujours laissé dubitatif, c'est les auteurs qui sont aussi critiques.

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  2. Mes enfants adorent!
    Etonnée par vos remarques, j'ai fait ma petite recherche sur google et j'ai vu que vous êtes auteur vous-même et bibliothécaire... je crois que cela dit tout, il y a beaucoup d'amertume dans vos remarques et puis, je dois dire que quand on a son petit salaire qui tombe tous les mois, cela est bien confortable : des billets d'humeur sans aucune prise de risque...
    tss tss tsss

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  3. Au moins ne suis-je pas anonyme. Quant à l'amertume, j'aimerais beaucoup que vous précisiez ce que vous entendez par là. Pour le reste, je ne vois pas très bien ce que mon (maigre) salaire a à voir avec mon Cimetière. Voulez-vous dire que je n'aurais pas le courage de le faire si j'étais dépendant des éditeurs ? Ce faisant, vous ne faites que traiter mes honorables confrères professionnels de pleutres, car ils n'en pensent pas moins et parfois pire !

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  4. Cher yann Fastier,

    Je suis d'accord avec Anonyme, ça fait un moment que j'avais envie de poster sur ce blog pour dire ce que j'ai sur le cœur : vous me faîtes vomir.
    Moi je n'ai pas pu avoir d'enfants, alors je ne peux pas leur faire lire de livres pour enfants, mais si j'avais pu en avoir, je leur en aurais fait lire, et même si ces livres avaient été mauvais, j'aurais été heureuse tout de même, car je les aurai aimé. Mes enfants et les mauvais livres.

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  5. Chère Gisèle
    je vous comprends. Moi-même, je n'ai pas d'enfants et c'est peut-être, au fond, la secrète blessure d'où suppure le fiel dont j'emplis ces chroniques. Je me console en écrivant. Maigre consolation, me direz-vous, mais consolation tout de même. L'écriture n'étant manifestement pas votre fort, avez-vous songé à sombrer dans l'alcool ?

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  6. Génial Yann, tu me fais bien marrer !

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